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Surveillance de Drosophila Suzukii

Historique et répartition géographique :

Originaire d’Asie du Sud-Est, cette petite mouche polyphage s’est répandue rapidement depuis quelques années à travers le monde. Repérée pour la première fois aux Etats-Unis en 2008, elle a été signalée ensuite en Europe en 2009, en Italie puis en Espagne. En 2010, elle a été repérée en France pour la première fois en Corse, puis en PACA, en Aquitaine, dans le Languedoc-Roussillon, en Midi-Pyrénées et en Rhône-Alpes. Depuis, l’insecte a continué son expansion, et une grande partie de la France est désormais concernée.

A la différence des drosophiles indigènes, qui attaquent les fruits en sur-maturité, D. suzukii est une espèce capable de pondre dans des fruits sains en cours de maturation ou mûrs. Elle est actuellement connue pour causer d’importants dégâts sur cerises, fraises, framboises, mûres et myrtilles. Le niveau élevé de dégâts constatés sur différentes espèces fruitières et sa capacité invasive font de D. suzukii un organisme nuisible préoccupant au niveau national et européen, c’est pourquoi il fait l’objet d’une surveillance par les réseaux d’épidémiosurveillance régionaux.

Organisation et surveillance en Rhône-Alpes :

Dernières infos…

BSV Arboriculture

Retrouvez chaque semaine les résultats de piégeage de Drosophila Suzukii dans les Bulletin de Santé du Végétal (BSV) BSV Arboriculture Rhône-Alpes dès le printemps.
 

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Suite à la détection du ravageur en Rhône-Alpes en juillet 2010, un réseau de piégeage étendu est mis en place afin de connaitre la répartition de l’insecte dans la région. Au total 26 sites de piégeage sont observés : les 19 sites de piégeage qui sont suivis par les techniciens du réseau Fredon/Fdgdon s’ajoutent aux 7 sites suivis par le SRAL Rhône-Alpes, dans le cadre d’un programme de surveillance national. On découvre alors que l’insecte est présent dans les 6 départements où des pièges ont été installés : Ardèche, Drôme, Isère, Rhône, Ain et Savoie. D. suzukii est repérée sur 23 pièges, sur de nombreuses espèces (pêcher et nectarinier, abricotier, cerisier, pommier, mûres, fraisier, framboisier, kiwi, tomate, poivron, prunier, raisin). La présence étendue et inquiétante de l’insecte est avérée dans la région.

En 2011, la surveillance du ravageur est reconduite dans le cadre du réseau d’épidémiosurveillance arboriculture (BSV), avec le suivi de 59 pièges. Plusieurs structures agricoles de la région s’engagent dans le dispositif coordonné par la Fredon, ce qui permet de confirmer la présence étendue de l’insecte en Rhône-Alpes sur 53 pièges répartis dans 7 départements : Ardèche, Drôme, Isère, Rhône, Ain et Savoie, et Haute-Savoie. De nombreuses espèces fruitières sont concernées : cerise, framboise, fraise, mûres, myrtilles, pêche, abricot, pomme, poire, kiwi, raisin…Bien que le ravageur soit piégé sur de nombreuses cultures, les dégâts sont observés seulement sur fraises et petits fruits (framboises, mûres, myrtilles) mais dans des proportions très importantes, dès la fin du mois d’août en Ardèche, dans le Rhône et dans l’Ain.

En 2012, les suivis sont reconduits au sein du réseau d’épidémiosurveillance arboriculture avec une vigilance particulière sur les cultures sensibles, cerisier, fraisier, framboisier et petits fruits. 54 pièges sont posés au total : 19 pièges sur cerisier, 11 pièges sur framboisiers, 9 pièges sur fraisiers, 3 pièges sur Petits fruits, 6 pièges sur pêchers, 3 pièges sur abricotiers et 3 également sur noyers. Une nouvelle fois, les fraises d’automne, les framboises, et les petits fruits rouges matures ont été les espèces cibles privilégiées par D. suzukii. Cependant les niveaux de captures et de dégâts ont été bien inférieurs à ceux observés en 2011 en période de production. Les températures négatives de l’hiver, et notamment de février, ont vraisemblablement entraîné une mortalité, et contribué à baisser le niveau de population. Les températures fraiches qui ont suivi au printemps, ont été également moins favorables au développement de l’insecte qu’en 2011.

En 2013, le dispositif de surveillance est resté orienté sur les cultures les plus sensibles. 40 pièges ont été posés au total : 16 pièges sur cerisier, 4 sur framboisiers, 9 sur fraisiers, 3 sur Petits fruits, 3 sur pêchers, 4 sur abricotiers et 1 également sur noyers. Malgré le niveau de captures faible, certaines cultures de framboisier, fraisiers et petits fruits ont de nouveau été touchées, et pour la première fois en Rhône-Alpes, des dégâts de D.suzukii sur cerises ont été observés. D. suzukii a été problématique pour la production en cette année à récoltes particulièrement tardives.

Piégeage de détection et identification

Au sein du réseau d’épidémiosurveillance Arboriculture, les pièges installés dès début de coloration des fruits, sont des pièges contenant une solution diluée de vinaigre de cidre, et sont relevés de manière hebdomadaire jusqu’à la récolte, voire au-delà sur certaines parcelles. Certains observateurs installent un filet autour du piège, pour limiter l’entrée d’insectes de grande taille, et ainsi faciliter le tri. L’identification des mâles peut se faire à l’œil nul, mais celle des femelles nécessite une expertise à la loupe binoculaire. Le nombre de mâles capturés chaque semaine est comptabilisé par les observateurs BSV. Les résultats sont ensuite synthétisés dans les BSV Arboriculture, qui paraissent chaque semaine de février à septembre. Dès l’observation de symptômes suspects, des prélèvements de fruits contenant des larves peuvent être réalisés par les observateurs. Les échantillons sont transmis aux référents de notre réseau pour le suivi des émergences d’adultes en laboratoire, et l’identification du ravageur.

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