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Les Chenilles Processionnaires

La Processionnaire du Pin  (Thaumetopoea pityocampa)

Il s’agit d’un papillon défoliateur spécifique des conifères. Il est présent sur les ¾ de la France, on le rencontre principalement sur les pins et plus rarement sur les cèdres. Une autre  espèce similaire s’attaque également aux chênes (lire ci-dessous).

Source INRA Orleans

Sa Biologie

Ce ravageur effectue son cycle généralement de façon annuelle, mais la durée peut être différente suivant les régions.
En Juillet-Août : Les femelles adultes (papillons) de 35-40 mm déposent leurs œufs sous forme de manchons (2-3 cm) autour des aiguilles des pins. 30 à 40 jours plus tard, ces œufs donnent naissances à des colonies de 200 chenilles en moyenne : c’est le premier des 5 stades larvaires. Avec les stades suivant L2 et L3, les jeunes chenilles au cours de la phase de recherche de nourriture, tissent des nids temporaires, qu’elles abandonnent régulièrement avant de former le nid d’hiver.
A la mi-octobre : au stade L4 les chenilles, dès les premier froids tissent leurs nid d’hiver plus volumineux et plus dense, du côté le plus exposé au soleil, leurs permettant d’affronter les températures les plus basses.
En mars-avril : au stade L5, les chenilles quittent leurs nids sous forme de procession pour aller s’enfouir dans le sol à quelques centimètres de profondeur. Là elles s’y transformeront en chrysalide, puis en papillons adultes qui émergeront au début de l’été suivant.

Dégâts sur les végétaux

Les chenilles provoquent une défoliation partielle voire totale du sujet selon l’intensité de l’attaque. Même dans le cas d’une défoliation totale, cela ne provoquent pas la mort de l’arbre. Cependant l’arbre est affaibli et donc moins résistant aux agressions éventuelles d’autres ravageurs (scolytes, charançons…) ou de maladies (rouilles, chancre…).Les attaques cumulées de plusieurs organismes nuisibles peuvent alors provoquer la mort de l’arbre infesté.

Un risque pour l’homme et les animaux

La chenille libère des soies urticantes contenant des protéines fortement allergènes dont la THAUMETOPOEINE. Celles-ci peuvent être responsables de différentes réactions :
– Réaction simple cutanée ou oculaire, comme des plaques rouges accompagnées de démangeaisons et de sensation de brûlure, ou des paupières rouges enflées qui peuvent évoluer vers des lésions plus graves.
-  Réaction grave pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique.

Les animaux les plus exposés sont les chiens et les chevaux. Directement accessibles pendant les périodes de procession, les propriétés urticantes des chenilles peuvent entrainer des nécroses de la langue, des oedèmes des babines ou encore des vomissements.

Les moyens de luttes non chimiques

Dans le cas de faibles attaques, ponctuelles ou sur des arbres isolés, la lutte mécanique reste la plus efficace. Elle consiste à couper les rameaux qui supportent les nids et à les détruire  par le feu. LE PORT D’EQUIPEMENTS DE PROTECTION EST ALORS INDISPENSABLE (combinaison, marques, gants…).

La lutte biologique, permet la réalisation d’un traitement insecticide. Le produit à base de Bacillus thuringiensis kurstaki (bactérie) agit sur les chenilles qui meurent en quelques jours après l’ingestion des aiguilles.

L’Ecopiège

C’est le seul système totalement écologique et efficace contre les processions de nymphoses. Il permet le piégeage en masse des chenilles processionnaires du pin lors de leur descente de l’arbre.

INSTALLATION DE DECEMBRE A AVRIL (données indicatives pouvant varier selon les années)

Il est primordial d’installer l’Ecopiège avant la descente des processions.



Le piège à Phéromone

Les pièges utilisés sont associés à des capsules qui diffusent une phéromone de synthèse identique à celle du  papillon femelle, permettant de n’attirer que les mâles de la même espèce.
Ces derniers entrent dans le piège par l’entonnoir et ne peuvent plus en sortir. Le piégeage des mâles permet de diminuer les accouplements et ainsi la descendance.
Ce piège, qui correspond à la méthode de lutte estivale,

INSTALLATION DE AVRIL A OCTOBRE (données indicatives pouvant varier selon les années)

Ces pièges ont un rayon d’action de 30m, dans le cas d’infestations réduites ou de zones modestes, un piège peut donc suffire.


 

 

La Processionnaire du Chêne  (Thaumetopoea processionea)

Proche cousine de la processionnaire du Pin,  la chenille processionnaire du chêne est spécifique des chênes caduques. En France, elle pullule dans de nombreuses régions, de Midi Pyrénées à l’Alsace, en passant par la région centre, Poitou Charentes ou encore l’Ile de France et bien sûr la région Rhône-Alpes.

Sa Biologie

Le cycle biologique s’effectue généralement de façon annuelle, mais des nuances peuvent exister notamment en fonction de l’altitude.

En Juillet-Septembre: c’est la période de vol et d’accouplement des papillons adultes. Ce sont des papillons nocturnes. Les femelles déposent alors leurs oeufs rassemblés en plaques sur des branches fines, au sommet des arbres bien dégagés. Les oeufs n’écloront qu’au printemps suivant.

En mars-avril : les premières chenilles sortent des oeufs avant le débourrement des chênes. Elles peuvent alors jeuner jusqu’à l’apparition des premières feuilles. Elles se nourrissent la nuit et se rassemblent pendant la journée sur des feuilles ou des rameaux. Elles sont alors abritées sous un tissage soyeux. Evoluées au 5ème stade larvaire en été, elles tisseront alors un nid plus résistant. Celui-ci plaqué sur le tronc ou les grosses branches permettra aux chenilles de se nymphoser. Les papillons adultes apparaitront 30 à 40 jours plus tard.

Dégâts sur les végétaux

Présentes en peuplement forestier, comme en milieu urbain, les chenilles consomment l’ensemble des feuilles à l’exeption des nervures. La défoliation peut alors être partielle voire totale. Cela ne provoque que rarement la mort de l’arbre sauf dans le cas de jeunes sujets. L’arbre est malgré tout affaibli et sujet à d’autres attaques parasitaires.

Un risque pour l’homme et les animaux

Les nuisances sur la santé sont dues au contact avec les poils urticants microscopiques. Ces poils sont portés dans de petites poches situées sur le dos. Il ne s’agit pas des poils soyeux visibles le long du corps. Les poils urticants sont libérés par la chenilles comme mécanisme de défense. Très volatils, ils peuvent également persister dans les nids même après la disparition des chenilles. Ils libèrent la protéïne urticante eet allergisante : LA THAUMETOPOEÏNE  responsable de nombreux troubles.

Réactions cutanées (main, bras, visage) : plaques rouges accompagnées de démangeaisons et de sensation de brûlure. Ces effets peuvent perdurer une quainzaine de jours.

Réactions oculaires : paupières rouges et enflées qui peuvent évoluer vers des lésions plus grave (cataracte, glaucome…).

Les poils présents dans l’air peuvent enfin être responsable de gênes respiratoires ou encore de crises d’asthme.

Les animaux les plus exposés sont les chiens et les chevaux. Directement accessibles pendant les périodes de procession, les propriétés urticantes des chenilles peuvent entrainer des nécroses de la langue, des oedèmes des babines ou encore des vomissements.

Les moyens de luttes non chimiques

Dans le cas de faibles attaques, ponctuelles ou sur des arbres isolés, la lutte mécanique reste la plus efficace. Elle consiste à détruire les nids par le feu à l’aide d’un chalumeau. LE PORT D’EQUIPEMENTS DE PROTECTION EST ALORS INDISPENSABLE (combinaison, marques, gants…).

La lutte biologique, permet la réalisation d’un traitement insecticide. Le produit à base de Bacillus thuringiensis kurstaki (bactérie) agit sur les chenilles qui meurent en quelques jours après l’ingestion des feuilles.

La lutte par piégeage est également possible en été pour agir sur le stade adulte du ravageur. L’installation de pièges à phéromones permet de capturer le papillon mâle avant qu’il ne s’accouple, évitant ainsi une nouvelle génération de chenilles.